Goshu le violoncelliste
TAKAHATA IsaoJapon 1981
Genre : Récit initiatique
Ecriture cinématographique : Cinéma d'animation
Ecole et cinéma 2004-2005
PISTES DE TRAVAIL
La musique
Récit d’une initiation, d’un éveil “ à ” et “ par ” la musique, Goshu le violoncelliste est construit autour d’un jeu permanent sur le statut de cette dernière : musique de fosse et musique d’écran. La musique d’écran est celle clairement entendue comme émanant d’une source présente ou suggérée à l’image (par exemple les scènes de répétitions d’orchestre). La musique de fosse est celle ajoutée au film pour instaurer une ambiance, un climat, ou pour soutenir une intensité dramatique (paysages d’une campagne bucolique, déchaînements des éléments météorologiques…). Tout au long du film, le passage d’un registre à l’autre instaure une correspondance entre l’interprétation musicale et la nature.
L’eau
La surface d’un étang, l’orage, la rivière, le pont, le moulin à eau, la rosée, le seau dans la maison de Goshu… : on pourrait repérer l’ensemble des signes visuels et sonores qui renvoient à l’élément “ eau ” dans le film. Mais plus encore, ce sont les décors peints par Mukuo Takamura qui rendent l’impression d’une présence diffuse mais constante, de l’eau dans les paysages et la lumière elle-même. Pour ce faire, Mukuo a peint selon les souhaits du réalisateur, au lavis et à l’aquarelle dans des nuances fines et avec une densité de couleur très faible suivant un procédé de superposition mis au point sur ce film.
L’eau est un élément essentiel de la poétique de Takahata. Réalisateur d’un film documentaire en images réelles sur le canal de la Yanagawa au Japon, Takahata manifeste un attachement particulier pour certaines œuvres telles que La Cathédrale engloutie de Claude Debussy, ou La Seine a rencontré Paris de Joris Ivens, sur un poème de Jacques Prévert.
Fiche mise à jour le 9 novembre 2004
Fiche réalisée par Delphine Lizot
Récit d’une initiation, d’un éveil “ à ” et “ par ” la musique, Goshu le violoncelliste est construit autour d’un jeu permanent sur le statut de cette dernière : musique de fosse et musique d’écran. La musique d’écran est celle clairement entendue comme émanant d’une source présente ou suggérée à l’image (par exemple les scènes de répétitions d’orchestre). La musique de fosse est celle ajoutée au film pour instaurer une ambiance, un climat, ou pour soutenir une intensité dramatique (paysages d’une campagne bucolique, déchaînements des éléments météorologiques…). Tout au long du film, le passage d’un registre à l’autre instaure une correspondance entre l’interprétation musicale et la nature.
La surface d’un étang, l’orage, la rivière, le pont, le moulin à eau, la rosée, le seau dans la maison de Goshu… : on pourrait repérer l’ensemble des signes visuels et sonores qui renvoient à l’élément “ eau ” dans le film. Mais plus encore, ce sont les décors peints par Mukuo Takamura qui rendent l’impression d’une présence diffuse mais constante, de l’eau dans les paysages et la lumière elle-même. Pour ce faire, Mukuo a peint selon les souhaits du réalisateur, au lavis et à l’aquarelle dans des nuances fines et avec une densité de couleur très faible suivant un procédé de superposition mis au point sur ce film.
L’eau est un élément essentiel de la poétique de Takahata. Réalisateur d’un film documentaire en images réelles sur le canal de la Yanagawa au Japon, Takahata manifeste un attachement particulier pour certaines œuvres telles que La Cathédrale engloutie de Claude Debussy, ou La Seine a rencontré Paris de Joris Ivens, sur un poème de Jacques Prévert.
Fiche mise à jour le 9 novembre 2004
Fiche réalisée par Delphine Lizot
Pistes pédagogiques ailleurs sur le web :
(liste non exhaustive)
Les Films du Paradoxe
Réseau rural d’éducation embrunais savinois
Dossier sur le film
Les Grignoux
Cinégamin
Ecole et Cinéma en Gironde
Ecole et Cinéma 77
Ecole et Cinéma 77 (2)
Académie de l’Yonne
Arts et culture en Haute-Garonne
Ecole et cinéma en Creuse
Inspection académique de Caen
Association Plan-Séquence
Mise à jour : 20.05.08

